Séries 2015, le grand cru

Dans un précédent article je me suis attardée sur les sorties ciné de l’année 2015. Maintenant, au tour des séries qui ont marqué mon année d’être dévoilées !

2015 : L’année des deuxièmes saisons !

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  • On ouvre le bal avec The Knick saison 2, série produite par Steven Soderbergh. Petit rappel contextuel : au début du Xxème siècle, la médecine est en pleine effervescence et les découvertes s’enchaînent. Les Docteurs John Thackery et Algernon Edwards représentent deux leaders dans la recherche et redoublent d’inventivité pour mener à bien leurs expériences. Porté par leurs découvertes et par la réputation de Thack, The Knick, hôpital de la banlieue new-yorkaise s’apprête à trouver une nouvelle jeunesse. Pour cause un nouvel hôpital est en construction, objet de la fierté d’August Robertson, fondateur du premier établissement.
    Cette deuxième saison est plus sombre que la précédente, du fait notamment du retour de Thack à l’hôpital et de son addiction toujours aussi profonde à la cocaïne et … à l’héroïne. On découvre plus précisément le passé tant amoureux que professionnel du personnage qui éclaire d’une lumière nouvelle toute la personnalité du taciturne Thack. Toutefois, la série n’en oublie pas ses principes premiers et se concentrent également sur tous les personnages qui tenaient une place cruciale dans la première saison. Ainsi Lucie, Edwards, Cornelia et bien d’autres suivent eux aussi leur propre parcours et doivent affronter de nombreuses révélations. Deux nouveaux personnages gagnent en importance dans ce deuxième volet et vont déterminer le cours des événements : Henry Robertson et Abi, ancienne amante de Thack.
    Cette deuxième saison m’a tenue en haleine tout du long et a confirmé mon amour pour ce show unique en son genre. Le gore et les opérations exceptionnelles sont toujours au rendez-vous, sans pour autant tomber dans le spectaculaire. La personnalité de chaque personnage est ici respectée et creusée plus en avant, permettant aux spectateurs de s’attacher davantage aux héros de son choix. Enfin, Clive Owen livre ici une performance digne des plus grands et confirment son indispensable présence dans la série.
    Une troisième saison est escomptée, sans que les dates ne soient encore définies. Une chose est claire toutefois : Steven Soderbergh aura quitté le navire. A nous de décider si le show pourra survivre à ce départ majeur et conserver son ADN originel.

  • The Affair, saison 2. Dans ce deuxième volet, le spectateur retrouve ses quatre héros principaux : Alison, Cole, Noah et Helen dans une nouvelle mise en scène qui partage désormais le show entre leurs quatre points de vue. Dorénavant, Cole et Helen ont aussi leurs mots à dire et l’on vit avec eux l’épreuve de la séparation ainsi que leurs nouveaux espoirs. La série a toujours comme toile de fond l’enquête sur le meurtre de Scotty, l’un des frères Lockart engagé dans toutes sortes de tourments personnels et professionnels. Autour de cette intrigue se déploient les drames familiaux et sentimentaux des multiples personnages de la série avec toujours beaucoup de justesse et de réalisme, qualités auxquelles on nous avait déjà habitué lors de la première saison. The Affair se révèle encore une fois totalement addictif, de par son caractère sulfureux et mystérieux. Le jeu des points de vue est là encore parfaitement maîtrisé et permet de pénétrer les esprits de nos héros préférés. Toutefois, le suspense est très bien entretenu et les indices tant sur les vies privées des personnages que sur l’enquête policière en cours ne sont que progressivement offerts au spectateur. Cette deuxième saison confirme la qualité du show et pose la question essentielle: A quand la suite ?

THE AFFAIR

THE AFFAIR – Season 1 – Pictured (L-R): Dominic West as Noah and Ruth Wilson as Alison – Photo Credit: © 2014 Steven Lippman/Showtime. The series premieres Sunday, October 12 at 10:00 PM ET/PT.

  • Fargo, saison 2. La première saison de Fargo avait suscité une critique élogieuse des spectateurs comme de la presse et nous avait laissé sur notre faim. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’univers enneigé du précédent show et son humour totalement barré. L’intrigue a changé, les personnages également. Les points de vue sont encore une fois alternés, bien que focalisés principalement sur NOM, shérif du coin. Une nouvelle enquête se dessine autour des meurtres d’une juge, d’une serveuse et d’un cuisinier dans un petit snack perdu au milieu de la nature. Autour de ces faits gravitent plusieurs thèmes tels que la famille, la mafia, le crime qui avaient déjà une place dans le premier volet du show. On retrouve également cette atmosphère d’apparente tranquillité propre à la ville de Fargo, qui cache cependant en son sein de dangereuses menaces.
    Très maîtrisée et portée par des acteurs tous plus talentueux les uns que les autres, cette deuxième saison offre encore une fois un spectacle d’une très grande qualité. Toutefois, cette seconde intrigue ; malgré ses rebondissements et complexités ; ne m’a pas séduite autant que la précédente. Il me faut encore m’atteler aux deniers épisodes pour rendre un verdict plus complet et légitime. Néanmoins, je ne retrouve pas l’appétit qui m’avait fait dévorer la première saison et aduler ses principaux acteurs.

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  • True Detective, saison 2. La première saison de True Detective se classe dans mon top cinq des meilleures séries qu’il m’ait été donné de voir. J’aurais aimé en dire autant de cette suite, mais les faits sont là : ce n’est pas le cas. L’intrigue se concentre désormais sur le meurtre d’un homme d’affaires important, mêlé aux sombres desseins de la pègre locale. Ce deuxième volet nous fait plonger dans le monde de la mafia californienne et de ses multiples réseaux et négociations. L’intrigue est dès le départ trop complexe et peu explicite, ce qui perd rapidement l’intérêt du spectateur. Oublié le duo Harrelson-McConnaughey, et place à un trio de flics torturés dont les egos ont du mal à se concilier. De multiples scènes clichés viennent alourdir le récit et m’ont particulièrement désespérée. Les prestations de Vaughn et McAdams ont quelque peu relevé le niveau d’une saison très décevante. A noter également : comme dans le premier volet, le générique est esthétiquement et musicalement un point fort du show.

Pour clore cette liste : une belle surprise.

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Couronnée meilleure mini-série de l’année 2015 aux TCA Awards, la nouvelle-née d’HBO Olive Kitteridge est ma découverte préférée de l’année. Olive est une prof dépressive et taciturne, vivant en Nouvelle-Angleterre avec son mari et son fils adolescent. Son caractère atypique fait d’elle un personnage à part entière dans sa petite ville côtière. On s’attache très rapidement à ce personnage unique en son genre qui n’hésite pas à dire leurs quatre vérités aux gens qui l’entourent. Le spectateur plonge pendant quatre épisodes dans le quotidien d’Olive et de ses proches, découvrant avec eux les différentes épreuves que leur réserve la vie. Cette série est particulièrement touchante du fait de son réalisme poignant. Le passage du temps et de ses épreuves est retranscrit avec beaucoup de justesse et nous plonge dans une douce mélancolie. C’est ce réalisme qui m’a saisie et m’a fait m’identifier aux différents personnages de la série. Le fait que Jane Anderson ait creusé chacune de leur personnalité les rend vraiment attachants et fait d’eux de véritables compagnons de route. De plus, leurs expériences relèvent de véritables leçons de vie qui peuvent se rapporter à notre quotidien à tous. C’est en ce sens également que l’œuvre détient toute sa beauté.

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