Trois films en salle

N’ayant malheureusement pas eu le temps d’écrire un article individuel pour chacune de ces œuvres, je vous propose dans cet article un petit résumé des points forts et faibles de mes sorties ciné des deux dernières semaines.

  • Star Wars, le Réveil de la Force de J.J Abrams

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Ce nouvel opus de la saga Star Wars est désormais portée par le groupe Disney ainsi que le réalisateur J.J Abrams, connu pour ses Star Trek, Mission Impossible ou encore Super 8. Alors que la deuxième trilogie avait déçue les fans de la première heure, penchons- nous sur ce nouveau chapitre pour voir  ce qu’il a dans le coffre.

  1. Cette nouvelle sortie, dix ans après l’épisode III, nous permet de retrouver l’univers de la saga avec nostalgie et affection. Les codes visuels sont repris (transition en latérales, circulaires, en fondu ; esthétique léchée), les thèmes musicaux et narratifs également. Les personnages phares de la première trilogie sont également présents : Han Solo, Leia, R2D2, CPO ; autant de héros auxquels on tenait tant et qui ont porté sur leurs épaules la réussite de la saga. Mention spéciale pour le retour de Chewie, grand poilu au grand cœur : toujours aussi géant !
  2. Nouveau chapitre et nouvelle équipe, de quoi enthousiasmer les fans de la saga et donner un eu de punch à cet univers déjà bien connu. Daisy Ridley et John Boyega plantent respectivement les rôles des deux nouveaux héros de la saga : Rey et Finn, qui se voient mêlés à leur insu aux combats secouant la galaxie. Ils sont pris à partie dans la guerre opposant la Résistance à la nouvelle Etoile Noire, base spatiale maléfique menée par le jeune et rebelle Kylo Ren, fils de Leia et Han Solo. Rebondissements, combats et rencontres inattendues sont au rendez-vous et transportent l’imaginaire du spectateur.
  3. Ce nouveau chapitre concentre ainsi les codes essentiels des deux précédentes trilogies et retranscrit l’atmosphère si chère aux fans de la saga. On peut toutefois s’interroger sur les innovations et particularités de cet opus et se demander s’il n’est pas qu’un simple remake des films antérieurs. Les rappels faits à ces anciens titres donnent tout son charme à ce nouvel opus mais peuvent aussi entraîner l’ennui du spectateur face à trop de redondances.
    Notons également la faible crédibilité des nouveaux méchants de cette trilogie qui semblent être de pâles copies de leurs maléfiques et gigantesques ancêtres. Adam Driver incarne ici Kylo Ren, et représente un choix d’acteur que j’ai encore du mal à accepter, malgré toute l’estime que je lui porte. Il incarne bien cet adolescent en quête d’identité qu’on adore détester, cependant plus pour ses caprices que pour la réelle menace qu’il est sensée représenter.

Pour conclure, espérons que cette nouvelle trilogie saura trouver son identité propre au-delà de son affiliation évidente et nécessaire aux précédents opus.

 

  • Un + Une

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Dernier film de Claude Lelouch, Un + Une reprend les leitmotiv propres au réalisateur : un grand casting pour une grande histoire d’amour.

  1. Ce film prend pour décors l’Inde et ses merveilles, fond de tram très bien planté avec ses panoramiques grandioses et dépaysants. Le spectateur découvre aux côtés de Jean Dujardin une culture inconnue qui regorge de richesses et de mystères. La prêtresse Hama possède une beauté immense qui irradie le film de ses sourires et générosité.
    La quête initiatique des deux personnages s’inspire de la biographie du réalisateur et prend parfaitement place dans ce haut lieu de la spiritualité.
  2. Un + Une repose sur l’interprétation de Dujardin et Zylberstein qui forment le duo pilier de l’œuvre. Dès la première scène partagée, leur complicité est évidente quoique tracée à gros traits. Les dialogues sont généralement plats, sonnent parfois faux, peut-être à cause de la création du film elle-même. Connu pour la liberté qu’il laisse à ses acteurs, Lelouch ne leur donnerait que peu d’informations quant aux scripts et dialogues. Cette absence courante de texte pourrait être à l’origine de la platitude des répliques et de l’ennui qu’elles suscitent sur le spectateur. Les dialogues sont particulièrement autocentrés, les deux acteurs semblant se complaire dans une admiration réciproque.
    Ce duo Dujardin-Zylberstein essentiel à l’intrigue n’en est pourtant pas moins écrasant pour le reste du casting. Notons les interventions de Christophe Lambert et Alice Pol quasi-inexistantes et d’un ridicule frappant lorsqu’elles surviennent (la scène de la confrontation est ici éclairante).
  3. L’interprétation de Dujardin est duale bien que globalement bonne. Son jeu porte une sincérité à la fois drôle, touchante et agaçante. A l’image de ce film, d’une irrégularité frappante.

 

  • The Big Short, Adam McKay

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  1. The Big short est tout d’abord reconnaissable de par son casting monumental. Carell, Bale, Gosling, Pitt et bien d’autres s’enchaînent dans ce film et nous offre des performances incroyables. Ces dernières sont à la fois justes et réalistes, venant renforcer le côté docu-fiction de l’œuvre et par la même occasion son originalité.
  2. Cette œuvre est marquée par une volonté pédagogique qui entend éduquer le spectateur. Le sujet complexe de la finance est introduit par un narrateur principal : Jared Vennett incarné par Ryan Gosling. Au départ, on aurait pu craindre un remake du Loup de Wall Street : Vennett s’avance dans son beau costume et fend la foule des actionnaires, plein d’arrogance et entend nous introduire au monde de la bourse. Fort heureusement, on quitte rapidement ce narrateur, quoiqu’omniscient, pour se concentrer sur trois histoires parallèles d’hommes du milieu. A noter : la performance époustouflante de Christian Bale qui arrive encore une fois à surprendre avec un rôle détonant.
  3. Malgré les procédés de mise en scène, on a toujours du mal à suivre. La narration se veut explicative, les interventions des stars du show-biz servent à introduire les notions clés de la bourse. Les images d’archives viennent appuyer le côté documentaire du film et rappeler le désastre économique, social et moral que fut la crise de 2008. Malgré ces efforts finement (et humoristiquement) menés, la surcharge de subprimes, CBO, titres, synthétiques ; perd le spectateur même le plus attentif. Notons cette judicieuse mise en abîme d’un milieu se voulant insaisissable au raisonnement du consommateur, quitte à l’être pour son public. Même perdu, on en demeure pas moins conquis. Set et match Wall Street, encore une fois !

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