One girl , Four movies #1

Plus le temps avance, plus les choses se compliquent. Difficile d’écrire un article quand s’enchaînent stage, cours et mémoire, c’est pourquoi je vous offre ici un petit condensé de mes films de la semaine. Parce que oui, écrire reste un plaisir et le partager avec vous également. Servez-vous, si ça peut vous donner envie, ça ne m’en réjouira que davantage (ouioui) 🙂

  • La Vie d’Adèle de Abdellatif Kechiche.


Il était grand temps que je vois le film dont tout le monde parlait depuis son sacre au Festival de Cannes de 2013. Ce film raconte une histoire d’amour fulgurante et passionnelle, celle d’Adèle et Emma, séduisante inconnue aux cheveux bleus. Cette aventure se dévoile au fil de longs plans séquences livrant une sexualité débridée et animale. Devant la caméra se nouent les corps et les soupirs ; scènes devant lesquelles le spectateur peut se lasser à force de longueur. Cette insistance crue vient avorter le plaisir plutôt que le prolonger.

Toutefois, La Vie d’Adèle est plus qu’une histoire d’amour, c’est également l’occasion pour le réalisateur de dresser des scènes d’exposition riche de vérité concernant notre société. Ces séquences permettent de contextualiser le quotidien des personnages (la scolarité, le travail, la vie de famille) et dévoilent un certain portrait de notre pays.

Enfin, le jeu des actrices est évidemment à souligner. Léa Seydoux est ici lumineuse, pleine de fougue et de justesse. Adèle Exarchopoulos est elle aussi très douée, révélée à l’écran par ce film-tremplin. Son interprétation reste malgré tout trop répétitive et appuyée, ce qui a tendance à agacer.

  • Lamb de Yared Zeleke

Lamb est un film touchant sur l’attachement d’un enfant à sa brebis, dernier lien le rattachant à sa mère disparue. Cette oeuvre se déploie tel un conte et avec lui des paysages grandioses. Elle plaira aux enfants de par sa simplicité et aux adultes pour sa sensibilité. C’est une quête enchanteresse et séduisante.

lam

  • The Revenant de A. G. Inarritu.

Enfin un Oscar pour Dicaprio !!! C’est ce prix, mais aussi mon admiration inconsidérée pour le cinéma de Inarritu qui m’ont poussé à aller voir ce film. Ce western enneigé m’a renvoyé à l’ambiance des Huit Salopards que j’ai pu chroniqué il y a quelques semaines. Ici, l’intrigue se concentre sur la quête d’un père revenu des morts et prêt à tout pour venger le meurtre de son fils.

Action, violence et suspense forment ici un cocktail efficace qui tient le spectateur en haleine pendant les quelques 2h30 de l’oeuvre. Ce concentré de péripéties finit toutefois par faire sourire, devant la malchance répétée de notre héros.

Leonardo Dicaprio livre un jeu plein de violence sans pour autant tomber dans une interprétation facile et excessive. Son détracteur, Tom Hardy, est quant à lui plein de rudesse, implacable ennemi qui ne manquera pas de teinter l’oeuvre de son humour noir et décadent.

A noter : la magnificence des plans larges, empreints d’une aura mystique liée tant au peuple amérindien qu’à son territoire envahi.

  • Leopardi : il giovane favoloso de Mario Martone

Il_giovane_favoloso_2-Elio_Germano-©Roberto_Benetti-kdlD-U103026134092861pG-640x320@LaStampa.it

Leopardi retrace la vie de l’illustre poète italien qui a marqué le monde littéraire du XIXè siècle à nos jours. Ce dernier est interprété par le touchant Elio Germano qui se livre ici à une interprétation pleine de pudeur et de sensibilité. On découvre le parcours de l’artiste et ses difficultés à s’insérer dans la société ; ainsi que ses œuvres torturées d’éternel mélancolique.

La simplicité du scénario, l’impression d’authenticité de ses costumes et décors font de ce film une oeuvre efficace. Cependant, la longueur du film pèse sur l’intrigue et la dessert. De plus, les épisodes hallucinatoires sillonnant le récit et sensés illustrer les textes du poète ne font que les alourdir. On regrettera également que la destinée de l’artiste ne soit pas poussée plus avant, frustrant un public avide de littérature et de poésie.

Une réflexion sur “One girl , Four movies #1

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