One girl, Four movies #2

Voici mon deuxième article regroupant les films que j’ai pu voir ces derniers jours, seule et accompagnée, l’occasion pour moi de revoir certaines pépites qui m’avaient déjà tapé dans l’œil plusieurs mois ou années auparavant. Enjoy ! 🙂

  • Sicario de Denis Villeneuve


C’est avec plaisir que j’avais retrouvé Denis Villeneuve dans les salles obscures, il y a quelques mois de cela. Ce réalisateur m’avait déjà bouleversée avec des films tels qu’Incendies mais aussi Prisoners qui avait fait l’objet de ma toute première critique !

Sicario est un thriller policier et politique haletant qui révèle une maîtrise aiguisée de la réalisation mais également une esthétique remarquable. On retiendra également les nombreuses scènes du film réalisées en contre-plongée, relevant d’une véritable sensibilité de la grâce et de la chorégraphie (ballets de voitures et de brigades en mission).

L’interprétation d’Emily Blunt est à souligner, de par sa justesse et son intensité. Son parcours initiatique est aussi celui du public, transporté par le regard d’une héroïne qui découvre les événements avec appréhension et stupeur. Benicio del Toro et Josh Brolin forment quant à eux un duo d’inspecteurs plein d’humour (grinçant) et d’une implacable détermination, enfantée par la douleur et le sang.

L’oeuvre décrit l’écrasante réalité d’un monde en crise, soumis aux trafics et à une violence meurtrière. Au fil de l’intrigue sont mis à jour les réseaux politiques et criminels ainsi que leur imbrication avec la crise sociale secouant la ville mexicaine de Juarez. Loin d’être uniquement un film d’action, Sicario est également plein d’une tension étouffante qui n’aura de cesse de torturer son public, en proie à une constante réflexion.

  • Birdman, de A. G. Inarritu.

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Voir The Revenant la semaine dernière m’a donné envie de replonger dans le cinéma du réalisateur mexicain au style percutant. Je vous laisse le soin de redécouvrir ma critique via ce petit lien. J’ajouterai seulement une chose : ce film est encore plus jouissif une fois revisionné.

  • La Terre Éphémère de George Ovashvili

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Un vieil homme décide d’installer sa maison sur une terre isolée au milieu des flots. Îlot qui semble être une terre d’entre-deux, un havre de paix situé entre deux pays en guerre : la Géorgie et l’Abkhazie. C’est sur cette terre qu’un grand-père et sa petite fille vont cultiver la vie et s’opposer ainsi au règne de la violence et de la mort.

Ce film poétique aux dialogues rares laisse aux images le soin de dire ce que les mots retiennent. La beauté des plans et des jeux (notamment celui de la jeune Mariam Buturishvili) en font une création pleine de charme et de force.

  • Django de Quentin Tarantino.

Un dimanche après-midi nous semblait parfait pour revisiter ce western spaghetti plein d’humour et d’absurde. Bien que ce film m’avait déçu sur grand écran, j’étais prête à le revisiter et à lui donner une seconde chance. Je n’ai pas été déçue.

Le premier visionnage m’avait laissé un souvenir ici confirmé : le plaisir jouissif de voir Christoph Waltz, Jamie Foxx, Leonardo Dicaprio et Samuel L. Jackson sur le même écran. Les dialogues et punchlines s’enchaînent à un rythme effréné et maintiennent constamment le sourire aux lèvres du spectateur. La violence du verbe se conjugue, comme toujours chez notre cher Tarantino, avec la violence des coups. Le sang ne cesse de couler dans cette nouvelle quête de vengeance : celle d’un esclave affranchi prêt à tout pour récupérer sa femme, gardée prisonnière dans la propriété mythique de Candyland.

Esthétique grandiose, costumes extravagants dignes des plus grands dandys reconstituent le tableau d’un vieux Sud gangrené par le racisme et la violence. Une bande-son punchy, portée par de grandes voix de la musique afro-américaine, vient rythmer la marche déterminée et sanglante de Jamie Foxx. Même si certaines lourdeurs sont à noter, tels que certains ralentis saccadés ou encore des zooms excessifs et répétés, le film ne pâtit pas de sa conséquente longueur (2 heures et 44 minutes de rires et de sang). Encore une fois, le jeu de Christoph Waltz m’a totalement séduite et me donne envie de me remettre en selle pour un troisième visionnage de ce western finalement apprécié !

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