Ciné Classics : À bout de souffle de Jean-Luc Godard

Enfin, je me suis attaquée à l’une des oeuvres cultes de la cinématographie française : À bout de souffle ! L’occasion pour moi de vous en parler, en format court.

À bout de souffle ; Jean-Luc Godard – 

À bout de souffle, c’est l’aventure de Michel et Patricia réunis à nouveau dans la capitale. Michel est poursuivi par la police après avoir tué l’un d’eux à coup de feu après une course poursuite en voiture. Le jeune homme décide de retourner à Paris pour récupérer de l’argent et s’envoler enfin pour Rome, destination dont il ne cesse de parler. Son rêve : y emmener Patricia, jeune femme indépendante au charme ravageur, la seule qui semble résister à ses avances. Tout au long du film, les deux amants se livrent à un savoureux jeu du chat et de la souris qui n’arrive toutefois pas à dissimuler un amour réciproque. Ils se comportent comme deux enfants, à la fois enchantés et effrayés par la dépendance qui les lie de plus en plus intensément l’un à l’autre. C’est cette passion qui scellera la complicité de Patricia et la poussera à protéger Michel, ignorant par la même les menaces des agents de police.

Premier long-métrage de Jean-Luc Godard, ce film est remarquable d’originalité et de maîtrise. Question style, on peut noter l’enchaînement brusque et saccadé de certains plans qui accentuent les côtés à la fois polar et enfantin du film. Du point de vue de la musique, un thème unique – le jazz de Martial Solal – est répété et travaillé tout au long de l’oeuvre ce qui lui confère un charme singulier, hypnotique. Tant dans le jeu de ses acteurs que dans sa forme, À bout de souffle apparaît comme une expérimentation, se jouant des genres et des codes pour inventer son propre langage cinématographique. Il est également truffé de références au réel tant dans ses références au cinéma qu’à la presse et ses actualités.

Une belle surprise à mes yeux,  oeuvre originale et pleine de fraîcheur que j’aurais aimé découvrir plus tôt. La relation Belmondo-Seberg fonctionne à merveille et transforme ce polar en une balade amoureuse pleine de charme et de candeur. Un film insolent et novateur, plein de dialogues à la fois absurdes et piquants, représentatif d’une Nouvelle Vague en plein essor.  Ce que j’en retiendrai : l’interprétation pure et pleine de caractère de Jean Seberg dont l’innocence effrontée et la beauté crèvent l’écran.

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